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SUPREMA LEX

  • Remerciements

    Notre association est peu connue.Nous existons depuis longtemps déjà mais nos moyens limités ont fait que nous n'avons pu conduire que de petites actions: aide à la scolarité de quelques élèves de l'école privée, aide à l'École Stella Maris pour la réfection de locaux.
    Nous sommes handicapés par le fait que la déduction fiscale pour les dons qui nous sont faits nous a été refusée jusqu'à aujourd'hui. Me José-Marie BERTOZZI, brillant soutien de la cause nationale et de l'Europe Chrétienne a pris le dossier en charge, à prix amical dans un premier temps et bénévolement pour la suite.
    Qu'il en soit ici remercié.
    Le Président Pierre ARGENTIERI

  • REAGIR

    Les actes de de violence se multiplient, odieux, de plus en plus fréquents. Parmi les causes invoquées pour expliquer cette situation, deux essentielles : la prégnance du numérique et l’islam radical. Nos conceptions sont ébranlées, nous basions tout sur le cœur et la raison et voilà que notre humanisme est balayé par la machine et la croyance dévoyée. Nous devrions réagir, mais non ! nous n’opposons rien ; nous commençons à faiblir. Une inquiétude diffuse qui pourrait bien devenir panique car les coups ne faibliront pas.

    Il faut dire que le sentiment que renvoient la classe politique et nos élites n’est guère rassurant. Aucune mesure répressive n’est prise pour ne pas enflammer les banlieues. Aucune réponse adaptée n’est proposée par les responsables. Chacun est prié de se débrouiller, mais il ne sera pas soutenu et peut-être même sanctionné. Quand des mesures sont prises elles sont bloquées par des institutions nationales ou supranationales. Et même certains prennent parti ouvertement pour les fauteurs de trouble. Alors nous restons sidérés et craintifs confiants dans la police qui malgré tout poursuit la mission avec au cœur le secret espoir qu’en cas de malheur il resterait l’armée…

    Pour les laïques le sentiment de trahison s’arrête à la politique. Mais pour les catholiques ce sentiment s’étend jusqu’à l’Eglise. Alors que les imams se sont saisis d’internet et qu’on les voit et on les entend régulièrement sur les réseaux sociaux, nos prêtres en sont absents. Il y a de nombreuses émissions sur le catholicisme, sur son histoire, ses religieux, ses saints ; mais pas de prêche. Tout se passe comme si l’on avait honte de notre religion. Comme si responsable de la shoah et de la colonisation il ne lui était plus permis d’exister. Il manque aux croyants le souffle qui a fait construire les cathédrales et partir pour les croisades. Mais ce souffle ils ne le retrouveront pas tout seuls même si ça a été le cas du colonel Beltrame, même si on l’a senti quand Notre-Dame brûlait. Il nous faut des prêtres mais ceux que nous avons doivent se faire entendre plus.

    Jean Paul II l’a dit : « N’ayez pas peur ! ». L’Eglise ne doit pas avoir peur, de la gauche, de l’islam… Elle doit épauler le catholicisme dans toutes ses manifestations. SUPREMA LEX s’est fixé pour objectif la création d’un fonds de dotation pour aider les catholiques à envoyer leurs enfants dans des écoles religieuses et à les y maintenir, préserver nos églises, soutenir ceux qui embrassent notre foi si on les persécute. Par le cœur et l’intelligence nous reprendrons la main car « la foi se persuade, elle ne s’impose pas » disait Bernard de Clairvaux.

  • 1881-1981

    Il y a des rapprochements qui laissent songeur. 1881 l'école laïque, gratuite et obligatoire est fondée. Cette neutralité bienveillante qu'elle affiche rassure tout un chacun même si certains doivent faire un effort d'imagination. Comment, en effet, un catholique peut-il concevoir que Dieu créateur du Ciel est de la Terre soit au dessous du Président de la République?

    Si elle peut pleinement satisfaire les athées, on sent bien que la laïcité pose une problème aux croyants quels qu'ils soient. La règle est que la religion concerne la sphère privée, la laïcité la sphère publique. A l'école et à la République, la laïcité, à la famille l'éducation et la pratique religieuses. Mais en 1981, année du centenaire, le parti des instituteurs gagne le pouvoir. L'école laïque a débordé de son cadre. Dès le début, inspirée par Rousseau, elle se dégrade, pas besoin d'attendre 1981, mais ça s'accélère à partir de 1968. Des instituteurs aux idées de gauche vissées au corps se sont même demandés si finalement il n'y avait pas sabotage. Tout est en truquage et trompe l’œil, c'est la logique que l’on retrouve partout. Les méthodes de travail sont fantaisistes, les cancres prolifèrent et prospèrent. On pourrait s'attendre à ce que des initiatives soient issues de réflexions constructives à partir d'éléments pertinents et réalistes. Il n'en est rien. Des banalités servent de base, que l'on reprend avec un enthousiasme d'autant plus grand qu'elles correspondent aux mots d'ordre des syndicats les plus actifs. Tout ce que l'on a trouvé comme remède aux problèmes c'est la réduction des effectifs, tout en sachant que cette réponse a des limites et qu'elle ne suffira pas.

    Ce qui compte, ce qui est important c'est que l'école soit laïque, c'est à dire non pas qu'elle respecte la religion et les idées de chacun mais qu'elle respecte la devise républicaine: Liberté, Egalité, Fraternité. Tout ça c'est bien beau mais ça ne tient pas la route! Au nom de l'égalité on tue l’égalité! Quand les classes de REP sont dédoublées, l'égalité a disparu. Au lieu d'apporter la connaissance et le bon goût à tous, on vulgarise l'ignorance et on promeut le mauvais goût. L'école ne veut pas former des hommes et des femmes, elle veut former des citoyens, des républicains. Il ne s'agit pas d'instruire, d'ouvrir l'esprit, mais d'amener à penser à sentir selon des normes particulières. Nos intellectuels l'admettent eux mêmes quand ils n'occultent pas la monarchie: notre histoire est bicéphale. L'école n'a pas été faite pour l'instruction du plus grand  nombre mais pour permettre le passage de la monarchie à la république. Ce que l'on enseigne aujourd'hui, c'est en fait le politiquement correct, "une sorte d'orthodoxie scientiste, de dogmatisme chrétien, de mysticisme anti-mystique"(*). C'est à dire une vue de l'esprit et pas le monde réel.

    * François BRIGNEAU, Jules l'Imposteur